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Rogue: The Adventure Game

Rogue: The Adventure Game Rogue: The Adventure Game Rogue: The Adventure Game

Développeur : AI DesignGraphismes :
Éditeur : EpyxSons et musiques :
Année : 1986Difficulté :
Genre : Jeu de rôleDurée de vie :
Nombre de joueurs : 1Note perso : 8/10


Ces derniers mois, j'ai remarqué une vague de petits jeux indépendants, à l'affiche sur Steam, se définissant comme Rogue-like. Il ne me semble pas avoir jamais vu, autant qu'en 2015, d'héritiers autoproclamés d'un jeu sorti en 1980. Je ne sais pas s'il faut se réjouir de l'intérêt pour le vintage, ou au contraire, s'affliger du manque de prise de risques et d'innovation dans l'industrie du jeu... Bref, je réalisai avec horreur que ce vénérable parangon vidéo-ludique, Rogue, n'était même pas mentionné sur Dazeland. La boulette !

Heureusement, il se trouve qu'il a été adapté sur Amiga. J'ai donc trouvé prétexte à en parler.

Rogue a été développé par des étudiants américains sur un système d'exploitation UNIX en 1980. C'est l'un des premiers jeux offrant une représentation graphique (à la différence des fictions interactives). Celle-ci est constituée de caractères d'imprimerie (ASCII), faisant figurer le joueur (un charmant "@") ainsi que son environnement immédiat : des murs, délimitant des salles et des couloirs, des monstres et bien sûr une pléthore d'objets et de trésors...

Le but du jeu est simple : trouver l'amulette de Yendor, perdue au fin fond d'un vaste donjon, puis remonter à la surface. Les principales caractéristiques qui distinguaient Rogue étaient les suivantes :

  • Un seul personnage, avec une seule vie. Si le joueur meurt, il perd absolument tout et recommence du début. Il est possible de sauvegarder une partie mais celle-ci s'efface au prochain chargement.
  • Les donjons sont générés aléatoirement, donnant lieu à une nouvelle aventure à chaque fois, avec une disposition différente des salles, des monstres et des objets à ramasser.
  • Un déroulement au tour par tour (sans contrainte de temps). L'écoulement du temps (et votre consommation en nourriture), se mesure au nombre de pas effectués.
  • Le joueur progresse via ses statistiques de jeu (points de vie, points d'armure) à mesure qu'il tue des monstres et acquiert des objets. D'ailleurs, de nombreux artefacts ont des effets négatifs ou inconnus, invitant le joueur à prendre des risques et, le cas échéant, à en payer le prix !
Paradoxalement, si le nom du jeu est resté dans l'histoire, au point de marquer de son estampille des centaines de produits réchauffés, encore en 2015 ; le titre original, bien que star des campus universitaires américains, n'a pas connu le succès commercial espéré. Il s'est vu très rapidement rattrapé par la concurrence, et en 1986, quand il arriva sur Amiga par exemple, de nombreux jeux de rôle graphiquement plus avancés existaient déjà.

À propos, cette version Amiga a très peu dévié de l'original. Elle apporte tout de même une interface à la souris élémentaire mais bienvenue, qui dispense de taper des commandes au clavier (cliquez-droit sur le bandeau en haut de l'écran pour afficher les menus déroulants). Sur Atari ST, les décors en ASCII ont été remplacés par des illustrations un peu plus élaborées (sprites) en contrepartie d'un champ de vision restreint.

Sur l'émulateur, si vous rencontrez cette drôle d'image, je vous conseille de rechercher une autre version du jeu. Une protection anti-piratage originale génère un monstre imbattable pour vous punir !

Ce qui perpétue le succès du concept, plus encore, d'après moi, en ces temps d'abondance et de zapping à tout crin, outre le système de jeu impitoyable et imprévisible, les parties uniques et relativement courtes (20 minutes à deux heures), c'est évidemment la simplicité à programmer. Vous pouvez réaliser un Rogue-like rapidement et à peu de frais, rallonger sa durée de vie indéfiniment en ajoutant des objets et des monstres (par le biais d'extensions payantes, tant qu'à faire). Tout ceci serait parfaitement soutenable si tous les développeurs indépendants ne semblaient pas s'y livrer au même moment, contribuant à uniformiser un marché déjà saturé de remakes à petit budget, vendus maintenant avant même leur achèvement, à grand renfort de marketing tape-à-l'œil et infantilisant (et un look pixelisé de préférence).

Quelques exemples de Rogue-likes "orthodoxes" : Angband (1980), Moria (1983), Hack (1984), Ancient Domains of Mystery alias ADOM (sorti en 1994 et ressorti sur Steam en 2015).
Sur Amiga, je n'en connais aucun qui propose une génération aléatoire des donjons. Le plus proche serait Temple Of Apshai (1986). Je serais heureux de dénicher d'autres déclinaisons Amiga amateurs, shareware ou du domaine public, dotées d'une interface graphique (sprites à la place de caractères ASCII). Si vous en connaissez, merci de me contacter.


Où le télécharger ?
Emuparadise
Planet Emulation
The Game Archives
The Old Computer


Ultima 3
Ultima 3

Voir aussi :
Wizardry
Wizardry
Garrison 2
Garrison 2